Le Bessat de A à Z
Petit dictionnaire géographique et historique du BESSAT et de ses environs par Michel ACHARD
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PALAIS
Groupe de maisons, à la limite du Bessat et de Tarentaise. Dans les longues veillées d’autrefois, les anciens racontaient que François 1er, au retour des guerres d’Italie, était passé par chez nous et y avait planté sa tente, d’où le nom. D’autres, plus modestes, y voyaient le campement des seigneurs lors de la bataille du Bessat. En fait, on trouve ce nom bien avant, dès 1390. Comme toujours, les linguistes ne sont pas d’accord : lieu clos de pieux (pal) selon certains, palle = replat, selon d’autres.

PATOIS
Il y a quelques années , l’ « étranger » entrant dans un café du Bessat entendait parler patois : cela lui évitait de comprendre ce qui se disait. La joyeuse tablée de chez Pierre, où Zizet, Hugues, Maroc, Claudius, Montélimard, Brelan et les autres « applataient des canons » a emporté son patois avec elle. Ne restent qu’une étude et un dictionnaire par Camille Januel, dans le bulletin local « Les Quatre saisons » de mai 1996.

PETITE SUISSE
Sommet à un kilomètre au Nord du Chalet des Alpes. Montrochin sur les cartes, sans doute autrefois Maurochi (le mauvais rocher). Point de vue, de plus en plus bouché par la forêt, sur le versant Nord du Pilat. Baptisé « Petite Suisse » dans les années quarante

PILAT
Le massif du Pilat forme l’extrémité Nord des monts du Vivarais (on le rattachait autrefois aux Cévennes). Parc naturel régional depuis 1974. L'origine du nom reste incertaine. La légende de Ponce-Pilate, qui s’y serait suicidé dans la source du Gier, est racontée à peu près de la même façon au Pilatus suisse

POPULATION
Le Bessat fut victime de l’exode rural comme toutes les communes de montagne : 606 habitants en 1836 (la famille nombreuse était alors la norme et plusieurs fermes existaient sur le versant du Toile, encore peu boisé) ; encore 558 en 1881, mais seulement 404 en 1906, 288 en 1931, et 194 (le minimum) en 1962. Remonté à 251 en 1990, et même à 414 en 1999

PORTE DE FER     Grille d’un regard de l’aqueduc (voir Eaux) en haut de la route Balay