Le Bessat de A à Z
Petit dictionnaire géographique et historique du BESSAT et de ses environs par Michel ACHARD
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MACABEO
Aussi Maccabéo, Machabéo, Maccabio. Personnage pittoresque du début du 20e siècle, mort au Bessat en 1916. Après beaucoup d’ennuis familiaux, il s’établit sur les flancs de la Madone, dans une cabane de bric et de broc immortalisée par la carte postale. Il réparait fourneaux et casserolles, rempaillait les chaises, et se laissait volontiers photographier par les touristes en leur précisant : « Si chaque visiteur était un donateur, Macabéo serait à la hauteur ». Ses descendants avaient fait ériger son buste en 1991, maintenant disparu. Lire : « L’Ermite de la Madone », par Charles Garriguet, texte de 1910 publié dans L’Almanach laïc de la Loire, 1936.

MADONE
On dit parfois « La Pyramide ». Sur ce mamelon de 1.240 m. d’altitude, une colonne en l’honneur du roi de Rome fut élevée en 1811 (un piédestal de six mètres surmonté d’une pyramide supportant une sphère, dont il ne reste pas de représentation). La foudre ( ?) la renversa en 1815. La Madone actuelle date du Second Empire : nouvelle pyramide en 1856, statue de la Vierge en 1862. Bien que cette histoire se re- trouve dans de nombreux villages, rappelons que la Madone de Taren- taise qui lui fait face, par son atti- tude, est censée dire : « Mon Dieu, que les Bessataires sont bêtes ! ». A quoi celle du Bessat, baissant les bras, répond : « Que voulez-vous que j’y fasse ! ». (gravure dans Recherches historiques… par P. Cros, 1898, p. 358)

MAI (chanter le)
A l’occasion du 1er mai, les jeunes des villages du Pilat allaient chanter la nuit dans la cour des fermes. En échange de l’aubade, on leur donnait des œufs. La tournée étant bien arrosée, on ignore l’état des œufs au matin. Certains tentent de maintenir cette tradition.

MAISON COMMUNALE
Inaugurée en 1972. A rendu d’indispensables services : Foyer rural, Foyer de ski de fond, siège des sociétés locales, cinéma, gite rural, « point-rencontres », et enfin Mairie. Dans les années soixante-dix, théâtre des mémorables « choucroutes dansantes » du Bessat-Sports-d’Hiver

MAISON DU GARDE
On dit aussi « Maison des gardes », ou « Cambuse ». Ancienne écurie, annexe à une maison plus grande et maintenant détruite (on aperçoit encore les fondations), utilisée pendant le captage des eaux du Grand-Bois par la ville de Saint-Etienne vers 1860. Lire : article de Henri Colomb, dans La Tribune – Le Progrès du 8 sept. 1992