Le Bessat de A à Z
Petit dictionnaire géographique et historique du BESSAT et de ses environs par Michel ACHARD
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COMMERCES ET METIERS
Comptant plus de 600 habitants au début du 19e siècle, le village faisait vivre de nombreux commerçants et artisans. Vous trouverez page suivante quelques extraits de divers Annuaires de la Loire. Notez que ces listes peuvent être incomplètes. Il y eut ainsi des coiffeurs occasionnels comme Hugues Sue (aussi réparateur universel !), un maçon (Berthollat), de nombreux ouvriers agricoles et/ou bergers, permanents comme le célèbre Baptiste « Vantageol », ou saisonniers. L’agriculture a toujours été limitée par l’altitude et le climat. Mais chaque maison avait sa ou ses vaches (300 bêtes au début du 20e siècle, encore 150 dans les années quarante), sa grange à foin, ses poules, ses cochons, ses chèvres (voir Bessatin), son jardin et son champ de choux et de patates. La forêt occupait de nombreuses personnes, bûcherons, « bigands » (débardeurs), charretiers, transporteurs, charbonniers, et fournissait les scieries. Un petit artisanat du bois, surtout hivernal, a toujours existé. On cite une production de brouettes, cuillers, mortiers à sel, sabots, caisses, etc. Les hivers rigoureux, des chars descendaient de la glace naturelle aux laiteries et brasseries de Saint-Etienne (20 voitures par jour indiqué vers 1900). Il ne semble pas avoir existé au Bessat de « glacières », caves où la glace attendait l’été pour être commercialisée (c’était le cas au plateau de la République). On a produit du charbon de bois dans la forêt jusqu’à la dernière guerre. On trouve encore aux Rochettes des cuves rouillées datant de cette époque. Jusqu’aux années soixante, une balance publique pesait les chars entre l’église et le Nouvel hôtel .

COMTE (route du)    Voir: ROUTES FORESTIERES

CREUSE    Rue descendant de la place de l’église vers le « creux » de la croix Blanche.

CREUX DU LOUP    Voir: LOUPS

CROIX BLANCHE  sur la route des Palais, érigée à l’occasion d’une mission en 1882.

CROIX DE CHAUBOURET  

croix actuelle érigée en 1875. Il y avait déjà une « croix appellée de Choborel » sur le plan de 1760. Chaubouret (de « chaux », espace dénudé) était autrefois le « Pas du Bessat », passage obligé et redouté en hiver pour ses tempêtes. En 1949-1950, Jean Blanchet y construisit le « Chalet des Alpes », restaurant et refuge, agrandi depuis 1962 en centre aéré de l’Association des familles. Le parking a été ouvert l’été 1963.

CROIX DES FOSSES     la croix actuelle date de 1925. Elle marque l’emplacement où auraient été enterrées les victimes de la bataille de 1562 (voir: Bataille du Bessat p.8)

CROIX (autres) 

une au pied de la Madone, une en face de l’église, et une rue du Féria. Il en existait une petite à coté du Grand bachat jusqu’aux années soixante. Celle de Civet (ou de Givet ?) est sur Tarentaise.

CUEILLOU 

Parfois Coeuillou. Lieu-dit en descendant au Toile (Etym. ? inconnue, l’endroit où on fait les cueillettes serait trop beau !).

CURES
Si la paroisse, fondée en 1827, n’a plus de prêtre résident, citons les noms de : Pierre-Emile Brosse, curé de 1906 à 1921, qui fit construire l’église actuelle, Régis Montchovet, curé de 1921 à 1932, animateur du ski local, Francisque Dumas, curé de 1932 à 1969. La liste complète est donnée par Jean Combe, Histoire d’un village…, p. 189, et par Roger Bargeton, Joseph Matricon…, p. 90